Mort cérébrale : qu’est-ce que c’est ?

La mort cérébrale (également appelée mort du tronc cérébral) est le moment où une personne placée sur un appareil de maintien artificiel de la vie n’a plus aucune fonction cérébrale. Cela signifie qu’elle ne pourra pas reprendre conscience ni respirer sans assistance.

La mort cérébrale d’une personne est légalement confirmée comme étant morte. Elle n’a aucune chance de se rétablir car son corps est incapable de survivre sans assistance respiratoire artificielle.

La mort cérébrale est une mort légale

En cas de mort cérébrale, les dommages sont irréversibles et, selon la loi française, la personne est morte.

Il peut être déroutant d’apprendre qu’une personne est en état de mort cérébrale, car son appareil de réanimation maintiendra son cœur en marche et sa poitrine continuera de monter et de descendre à chaque respiration du ventilateur.

Mais elle ne reprendra jamais conscience ou ne recommencera jamais à respirer par elle-même.

Le tronc cérébral

Le tronc cérébral est la partie inférieure du cerveau qui est reliée à la moelle épinière (partie du système nerveux central située dans la colonne vertébrale).

Il est responsable de la régulation de la plupart des fonctions automatiques du corps qui sont essentielles à la vie.

Il s’agit notamment des fonctions suivantes :

  • la respiration
  • Les battements de coeur
  • la pression sanguine
  • avaler

Le tronc cérébral relaie également les informations du cerveau vers le reste du corps et vice-versa. Il joue donc un rôle important dans les fonctions essentielles du cerveau, telles que la conscience, la prise de conscience et le mouvement.

Après une mort cérébrale, il n’est pas possible pour une personne de rester consciente.

Les causes de la mort cérébrale

La mort cérébrale peut survenir lorsque l’apport de sang et/ou d’oxygène au cerveau est interrompu.

Cela peut être causé par :

  • un arrêt cardiaque – lorsque le cœur cesse de battre et que le cerveau est privé d’oxygène
  • une crise cardiaque – lorsque l’approvisionnement en sang du cœur est soudainement bloqué
  • un accident vasculaire cérébral – lorsque l’apport sanguin au cerveau est bloqué ou interrompu
  • un caillot de sang – un blocage dans un vaisseau sanguin qui perturbe ou bloque la circulation du sang autour de votre corps

Elle peut également être causée par :

  • un grave traumatisme crânien
  • une hémorragie cérébrale
  • les infections, telles que l’encéphalite
  • une tumeur au cerveau

La mort cérébrale est différente de l’état végétatif

La différence entre la mort cérébrale et un état végétatif, qui peut survenir après des dommages cérébraux importants, est qu’il est possible de se remettre d’un état végétatif, mais la mort cérébrale est permanente.

Une personne dans un état végétatif a toujours un tronc cérébral fonctionnel, ce qui signifie :

  • une certaine forme de conscience peut exister
  • il est généralement possible de respirer sans aide
  • les chances de guérison sont minces, car les fonctions essentielles du tronc cérébral ne sont pas affectées

Une personne dans un état végétatif peut montrer des signes d’éveil. Par exemple, elle peut ouvrir les yeux mais ne pas réagir à son environnement.

Dans de rares cas, une personne dans un état végétatif peut montrer une certaine réaction qui peut être détectée par un scanner du cerveau, mais ne pas être capable d’interagir avec son environnement.

Tests pour confirmer la mort cérébrale

Bien que rare, certaines choses peuvent donner l’impression qu’une personne est en état de mort cérébrale.

Il s’agit notamment d’overdoses de drogues (en particulier de barbituriques) et d’une hypothermie grave, où la température du corps descend en dessous de 32°C.

Un certain nombre de tests sont effectués pour vérifier la mort cérébrale, par exemple en allumant une torche dans les deux yeux pour voir s’ils réagissent à la lumière.

Le don d’organes

Après une mort cérébrale, il est possible d’utiliser les organes de la personne pour des transplantations, ce qui peut souvent sauver la vie d’autres personnes.

Dans les cas où une personne décédée n’a pas exprimé clairement ses souhaits, la décision de faire don de ses organes peut être difficile à prendre pour les partenaires et les proches.

Le personnel hospitalier est conscient de ces difficultés et s’efforcera de faire en sorte que la question soit traitée avec sensibilité et réflexion.